Editorial !

Ce samedi 12 juin 2021, l’assemblée générale de l’association ACOC, s’est assurée du bon fonctionnement du Centre Magnanen dont elle est propriétaire. Soucieux de conserver la dimension spirituelle qui préside à leur engagement de gestionnaires, les mouvements adhérents ont choisi de travailler ce matin-là à la lumière d’un petit texte inspirant profondément l’élan  qui les anime.

“Le mot que l’on traduit par Esprit veut aussi dire le vent, le souffle, la respiration. Le propre du vent est qu’on ne peut pas l’enfermer. Si un homme sort par un jour de grand vent avec une boîte, qu’il l’ouvre face au vent, puis la referme promptement pour emprisonner le vent, lorsqu’il rentre chez lui et qu’il ouvre la boîte… il ne se passera rien ! Le vent ne se met pas en boîte ni en conserve, il ne peut se thésauriser.

Comment décrire le vent ? On peut dire : « Le vent est ce qui fait chanter les arbres lorsqu’il passe dans les branches. » On peut dire : « Le vent est ce qui fait danser les blés lorsque la moisson est mûre. » On peut dire : « Le vent est ce qui fait avancer le bateau lorsque la voile est gonflée ». Mais quand on dit cela, on ne décrit pas le vent en tant que tel, on décrit l’action du vent dans les branches, sur les blés ou dans les voiles. Si on ne peut décrire le vent, on peut observer ses effets : « Le vent fait chanter, il fait danser, il fait avancer. » C’est ce que Jésus a annoncé à Nicodème : « Le vent souffle où il veut ; tu l’entends, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi de quiconque est né de l’Esprit. »

Qui est l’Esprit ? On peut le définir par ses effets : l’Esprit est celui qui pousse les chrétiens à sortir de leur torpeur pour partager la Bonne Nouvelle de l’Évangile de Jésus-Christ. L’Esprit est celui qui les conduit à vivre l’Église, à partager avec des frères le don de Dieu. L’Esprit est celui qui les pousse à avancer pour être témoin, là où ils sont, du royaume de Dieu. L’Esprit est comme le vent, il fait chanter nos histoires, danser nos vies, gonfler les voiles de notre navire. Même si on ne sait pas très bien le définir, on peut toujours ouvrir les mains, élargir son cœur, hisser sa voile pour lui permettre d’inspirer notre marche à la suite du Christ.”

D’après “Regards protestants”


Dominique SEMONT

Président