Dévoilement de la plaque par Pierre Flachaire


Pierre Flachaire nous parle de l’abbé de Mérignargues à travers un Bulletin religieux paru le 14 décembre 1947 du Diocèse d’Avignon.

Notice nécrologique de l’abbé Edmond Marie Joseph Palisse de Mérignargues 

L’abbé de Mérignargues a eu, en apparence, une vie effacée. Il est né à Nîmes le 8 mars 1880. Un mois après sa naissance, ses parents viennent se fixer à Avignon, dans un hôtel particulier de la rue Vieneuve qu’il a rarement quitté.

Son père Amédée de Mérignargues est un ancien zouave pontifical.

Sa mère, née Paule Démians fait partie d’un milieu de grande activité intellectuelle et sociale. Son grand-père Auguste Démians a été maire de Nîmes et député à l’Assemblée législative durant la deuxième république. 

Sa grand-mère née Bernardi a joué un rôle important. Elle a connu ou reçu : Lacordaire, Montalembert, de Larçy, Mgr de Cabrières, le père d’Alzon, tous des hommes de premier plan. A Nîmes le doux poète Reboul fréquentait assidûment leur maison.

A 5 ans le futur abbé est placé au collège saint joseph dont il fut de beaucoup le plus jeune élève. Il y fait toutes ses études, sauf durant 2 ans pendant lesquels il étudie avec son frère au collège de Dôle, entrainé par affection pour le père Prélot.

Il est un enfant espiègle mais, au collège, il est un élève exemplaire. Il réussit dans ses études sans effort. On lui prête une voix agréable. En dépit de sa timidité, il possède un réel talent d’acteur.

A sa sortie de collège, il part au séminaire français de Rome. Il est ordonné prêtre le 29 juin 1903. Son état de santé précaire avec des maux de tête continuels, ne lui permet pas d’avoir un ministère actif. Il est nommé aumônier des Pénitents noirs, charge qu’il conservera jusqu’au bout.

Il mène une vie retirée, mais il assure un apostolat discret. Il est bon, il est doux, compatissant, dévoué, auprès des malades et des mourants.

Pendant dix ans, il emploie ses après-midis à parcourir les salles de l’hôpital sainte Marthe pour écouter confidences et parfois confesser. Il s’y dépense particulièrement le 27 mai 1944 quand l’hôpital est rempli des victimes du bombardement. Il y assiste à trop de scènes déchirantes. Son cœur aimant ne peut y résister. Dès le lendemain, il éprouve les premières atteintes du mal dont il ne devait pas guérir.

Magnifique ascension d’une âme vraiment sacerdotale, achevée le 27 novembre de la même année.

En ce qui concerne ses réalisations, on trouve dans un livre de Dominique Javel ceci :

Au début du vingtième siècle, les projections lumineuses ont beaucoup de succès.

L’Etoile comtadine, œuvre diocésaine des projections lumineuses fut créée en 1907 par les abbés de Mérignargues (président) et Aurouze (directeur). Elle s’est donnée pour but d’organiser des conférences avec projections et de constituer un organisme de prêt de vues et d’appareils pour les catéchismes ou les œuvres de jeunesse. Elle prévoit de publier des catalogues et elle dispose à sa création d’un fonds d’environ 5000 images.

Les œuvres de jeunesse. On devine les raisons qui l’ont poussé à faire ce don aux associations et services du diocèse.